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16/09/2014

Jean Paul II: "Le devoir de rejeter énergiquement le divorce et l'avortement"

Extrait de l'homélie du Souverain Pontife Saint Jean-Paul II prononcée lors de la Sainte Messe pour les familles, avec ordinations sacerdotales, du 3 février 1985 à Lima, au Pérou. (Traduction française ci-dessous par Espérance Nouvelle)

"Je salue particulièrement les familles de Lima et toutes les familles du Pérou, à l'intention desquelles est célébrée cette Eucharistie. Elles qui sont les "églises domestiques", comme on peut le lire dans les premiers textes chrétiens, constituent un lieu spécifique de la présence de Dieu, un lieu sanctifié par la grâce du Christ dans le sacrement. Bien chers époux, épouses, et fils de famille, renouvelez dans cette Sainte Messe votre fidélité et amour mutuel, en le basant sur le sincère amour du Christ.

Souvenez-vous, par conséquent, que le chrétien authentique a le devoir de rejeter énergiquement le divorce, l'union non sanctifiée par le sacrement, la stérilisation, la contraception, et l'avortement, qui élimine un être innocent.

Et, au contraire, le chrétien a le devoir de défendre de toute son âme l'amour indissoluble dans le mariage, la protection de la vie humaine, y compris celle de l'enfant pas encore né, et la stabilité de la famille, qui favorise l'éducation équilibrée des enfants sous l'abri de l'amour paternel et maternel mutuellement complémentaires.

Demeurez-y fidèles ! Demeurez-y fidèles !

Je vous recommande à Dieu. AMEN."

 

> Le texte complet de l'homélie sur le site du Vatican

14/09/2014

Synode sur la famille: le mariage et la Croix

Un saint et brillant éclairage sur les enjeux de la famille et de la nouvelle évangélisation ainsi que sur l'ensemble des sujets qui seront abordés au cours du prochain Synode sur la famille est donné par Mgr Thomas E. Cook, du diocèse de Winona aux Etats-Unis, dans ce sermon prononcé dans l'église Notre-Dame du Mont Carmel d'Easton, Minnesota, à l'occasion du mariage de Otavio et Jonna le 14 septembre 2013, en la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix. Regardez donc au moins les 4 premières minutes du sermon de cette vidéo. Sur l'accès à la Sainte Communion, à partir de la minute 20:00. Le sermon dure en tout 21 minutes, de la minute 5:40 à la minute 27:00.

Thomas E. Cook est entré en 1989 au séminaire diocésain du Coeur Immaculé de Marie à Winona, Minnesota, où il a suivi le cycle de philosophie. En mars 1993, son évêque l'envoie poursuivre ses études ecclésiastiques au Collège Nord-Américain de l'Angelicum à Rome. Il est ordonné prêtre le 17 juin 1997 par Mgr John Vlazny, alors évêque de Winona et aujourd'hui archevêque de Portland. Il considère comme une grande grâce le fait d'avoir passé à Rome sa première année de sacerdoce. Après un premier ministère dans le Minnesota comme vicaire et professeur dans l'enseignement secondaire, il assume aujourd'hui plusieurs charges au service de son diocèse, dont celle de Curé de paroisse et de Modérateur de la Curie diocésaine. Le 9 septembre 2012, le Pape Benoît XVI lui décerne les honneurs pontificaux avec le titre de Monseigneur.

Le document auquel Mgr Cook fait référence dans son sermon a été promulgué le 7 juillet 2007 et est entré en vigueur le 14 septembre de la même année, il y a 7 ans, jour pour jour.

> Ecouter les plus récentes homélies de Mgr T.E. Cook

> Ecouter des homélies plus anciennes du père T.E. Cook

> Conseils d'époux mariés depuis 87 ans

> Mariage de Jared et Melinda le 28 décembre 2013 en la fête des Saints Innocents

11/09/2014

"Pardonnez, et vous serez pardonnés" (Luc 6, 37)

 

Le mariage est un parcours à deux qui n’est pas facile tous les jours et il arrive si souvent que l’amour faiblisse et que le conjoint devienne petit à petit un ‘ennemi’. Face à la foule, Jésus n’hésite pas à déclarer haut et fort d’aimer ses ennemis.

 

Evangile selon saint Luc : 6, 27-38

27  Jésus déclarait à la foule : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
28  Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
29  A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
30  Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
31  Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
32  Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33  Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
34  Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
35  Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
36  Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
37  Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
38  Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

(AELF)

 

          Aimer quand tout va bien n’est pas difficile, mais quand le conjoint devient un ‘ennemi’ car il n’est pas d’accord avec vous, avec vos idées, car il agit contrairement à ce que vous souhaitez, car il pense autrement que vous, car il vous a blessé ou trahi, alors il est difficile de l’aimer. Et c’est là que Jésus demande de faire un effort, de se surpasser pour l’aimer quand même malgré tout et lui pardonner. C’est là que cela devient un acte de charité.

Lorsque votre enfant vous blesse en paroles ou en actes par sa désobéissance, vous lui pardonnez et vous ne cessez pas de l’aimer car il est et sera toujours votre enfant. C’est ce que fait Jésus avec vous : Il ne cesse de vous aimer et de vous pardonner vos péchés, vos trahisons parce que vous êtes Son enfant bien aimé. Et c’est cette attitude-là que vous devez avoir envers votre conjoint. Quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse qui vous blesse, vous dérange, vous horripile, pardonnez-lui et continuez à l’aimer car il est votre époux(se) et l’enfant de Dieu. Mais attention, pardonner et aimer ne signifient pas pour autant capituler et céder à ses mauvais désirs (débauche, impureté, passions, désirs mauvais, appétit de jouissance…) Il faut demeurer ferme dans votre conduite pure et respectueuse tout en étant aimant et miséricordieux.

( Source: "Ma corbeille de pain" )

10/09/2014

Les Dominicains ont publié une réfutation intégrale des thèses kaspériennes en 5 langues, basée sur l'Évangile et l'enseignement de l'Église depuis ses origines

Ordre_des_Pr%C3%AAcheurs.pngL'Ordre des Prêcheurs fondé par Saint Dominique, dont les membres sont appelés Dominicains, a publié au mois d'août une étude très riche et complète sur le thème de "l'accompagnement pastoral des personnes civilement divorcées et remariées", dans sa revue théologique internationale Nova et Vetera. Le document est disponible en 5 langues et peut être imprimé ou téléchargé gratuitement.

En se basant sur la Bible, sur les textes patristiques, sur le Magistère de l’Église, sur une solide recherche théologique et sur des études historiques approfondies, les Dominicains démontrent le caractère fallacieux de la proposition de donner la Communion aux personnes en état de remariage civil après un divorce au nom d'une conception non chrétienne de la miséricorde. Ils montrent également que l'impossibilité de recevoir la Communion pour les personnes 'divorcées-remariées' n'est pas d'abord une question de discipline ou de règlement, mais une conséquence directe de la foi catholique dans l'indissolubilité absolument irrévocable du mariage et dans les très graves effets spirituels immédiats de la réception de la Communion pour une personne qui serait en état d'infidélité par rapport à cette première union indissoluble.

L'étude se conclut par une proposition positive pour les deux prochains Synodes sur la famille.

Pour consulter, télécharger, ou imprimer ce document, cliquer sur le titre dans la langue de votre choix.

 

> Récentes propositions pour l’accompagnement pastoral des personnes divorcées remariées - Évaluation théologique (français)

> Recent Proposals for the Pastoral Care of the Divorced and Remarried: A Theological Assessment (english)

> Propuestas recientes para la atención pastoral de las personas divorciadas y vueltas a casar: un análisis teológico (español)

> Recenti proposte per la Pastorale dei divorziati risposati: Una valutazione teologica (italiano)

> Neue Vorschläge für die pastorale Sorge bezüglich der Geschiedenen und Wiederverheirateten: Eine theologische Bewertung (deutsche)

 

317px-SaintDominic.jpg?uselang=frLes rédacteurs de ce texte sont John Corbett, O.P., Andrew Hofer, O.P., Paul J. Keller, O.P., Dominic Langevin, O.P., Dominic Legge, O.P., Kurt Martens, Thomas Petri, O.P., et Thomas Joseph White, O.P, issus de la Faculté pontificale de l’Immaculée Conception au Centre d’études dominicain de Washington D.C., de l’Athénée de l’Ohio et de l’Ecole de droit canon de la Catholic University of America.

Le document mérite d'être imprimé en plusieurs centaines d'exemplaires et déposé dans le fond des églises, afin que personne ne soit la victime de quelques sirènes ecclésiastiques et médiatiques qui, en promouvant publiquement une pratique contraire à la foi catholique telle qu'elle a été confirmée une fois de plus en 2005 dans l'Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, et en détournant de leur sens chrétien authentique les intentions du Pape en faveur de la miséricorde, exposent de nombreux fidèles aux graves conséquences spirituelles directes et intrinsèques que comportent de telles pratiques.

 

> S'abonner à la revue Nova et Vetera

 

09/09/2014

"J'ai préféré l'Eucharistie au remariage" - Témoignage de Wanda Besse

temoignage-130900-2.jpgJe me suis retrouvée seule à trente et un ans avec deux enfants à charge (huit et neuf ans). Sans aide financière, car séparée de fait, avec mon mari souvent sans travail ou ayant peu de revenus. Pas de réponse aux cartes de fêtes, aux bulletins scolaires, etc. C'est dur. Une ou deux fois l'an, une visite d'un ou deux jours, et c'est tout. Nous recevions mon mari de notre mieux, les enfants ayant accepté (à contrecoeur) ce papa vivant loin d'eux. Ils le cajolaient cependant, ayant appris, avec la grâce de Dieu, à aimer sans juger.

Ainsi allèrent les années, avec le désir de garder fidèlement l’âge du bonheur enfui. Mais la séparation de corps étant venue assez vite, vint aussi la prise de conscience d'un non-retour. A ce moment, parce que j'étais plus vulnérable, ou peut-être parce que l'amour s'était estompé, voici qu'un autre homme entra dans ma vie. Ce fut rapide, inattendu, déroutant.

Il me proposait le mariage, le confort, la tendresse. C'était un homme décidé qui, contrairement à mon mari, avait la foi, pouvait partager avec moi une dimension spirituelle. Il était ouvert et acceptait mes enfants. Lui-même était divorcé, mais ne se posait aucun problème quant à sa pratique religieuse.

Je me mis à l'aimer (ce n'était que de la passion, je l'ai su plus tard) ; mais comment, dans l'espérance retrouvée (je dirais maintenant dans le rêve), analyser ses propres sentiments ? Nous ne cohabitions pas, car cet homme vivait pour quelques mois encore à l'étranger; mais nous nous écrivions tous les deux jours, parfois tous les jours. Mes lettres étaient tour à tour pleines de joie et d'espérance, ou pleines de doute, de tristesse, de désir d'abandonner ce projet de vie future. Lui comprenait que j'étais très indécise, me donnait mille raisons pour calmer ma conscience, m'écrivant parfois deux lettres par jour

Pourquoi n'étais-je pas heureuse? A cause de ma foi ! La fidélité au sacrement de mariage avait nourri ma vie pendant si longtemps que d'y renoncer était pour moi une déchirure. Mais d'autres jours, cela me paraissait une déchirure plus profonde encore d'abandonner ce nouvel amour. J'étais si perturbée que mes enfants, s'en apercevant, me demandaient de trancher la question une fois pour toutes : « Si tu aimes et penses être heureuse, alors ne pense plus au passé, maman » ; ou « si tu as peur d'être malheureuse, alors il faut rompre; mais n'attends plus maman, car tu es en train de te détruire ». Chers enfants, comme je les aimais ! Je leur avais appris à aimer leur papa sans le juger ; comme je les aimais pour leur délicatesse et leur abnégation !

Alors je pris une décision. Je connaissais la position de l’Église face au remariage ; je savais que l'on ne peut pas aller communier sans porter un mauvais témoignage; et je ne voulais pas faire de tort à l’Église dont j'étais une enfant chérie, surtout pendant ma souffrance de ce temps-là.

temoignage-130900-3.jpgEt ce que je savais surtout, c'est qu'il m'était impossible de vivre sans Jésus. Pour moi, Jésus n'était pas dans les nuages, ni quelqu'un que j'acceptais comme ami à condition qu'il ne me dérange pas trop. Oh ! Non : pour moi Jésus était "le Vivant" présent près de moi ; j'avais besoin de la nourriture qu'il me donnait dans son Corps et dans son Sang, j'avais besoin de cette nourriture à la fois spirituelle et concrète. Et tout à coup je compris que c'était ce Corps sacré qui était ma vie, mon essentiel. Lui seul pouvait faire pencher la balance de la décision que j'avais à prendre.

Certes, ce ne fut pas facile ; j'ai prié Dieu, je l'ai appelé au secours de toutes mes forces. Je savais que, si je me remariais, je ne pourrais plus communier. Alors, afin de savoir si je pourrais vivre sans recevoir l'Eucharistie, plusieurs dimanches de suite j'ai essayé d'assister à la messe sans aller communier : je m'appliquais à prier davantage, à communier d'intention… Il me fallut bien me rendre à l'évidence : je ne pourrais pas, tout le reste de ma vie, endurer les souffrances de la séparation d'avec mon Jésus dans l'Eucharistie. Aller communier en cachette dans une autre paroisse… à quoi cela me servirait-il ? Mon coeur ne serait pas en paix. Mon amour était Jésus-Hostie, et cet amour-là, je voulais pouvoir le vivre au grand jour.

Alors je pris ma décision : j'écrivis ma lettre de rupture. Le Monsieur ne fut pas trop déçu tout de même : il avait appris à me connaître, et depuis assez longtemps se doutait un peu de mon choix, tout en gardant un peu d'espoir.

Voilà. Ce renoncement ne fut pas si facile qu'il le paraît peut-être dans ces lignes. Mais que de grâces m'ont été données à la suite de ce renoncement ! Il m'est impossible de vous les dire toutes. Vous dire la joie de mon mari, je ne le peux non plus.

Mais ce que je peux vous dire, c'est que je ne l'ai jamais regretté. Et je rends grâce au Seigneur pour la tendresse profonde qui est née entre mon mari et moi, pour nos rencontres, pour nos coups de téléphone, pour notre confiance mutuelle. Il nous admire, mes enfants, mes petits-enfants et moi-même, mais lui, malgré son remariage n'est pas très heureux ; peut-il l'être? Je prie surtout pour que mon mari ait un jour la joie de connaître le Seigneur.

En tout cas, l'Eucharistie est vraiment "le chemin, la vérité et la vie".

 

Wanda Besse (extrait du livre de Paul Salaün : Séparés, divorcés, une possible espérance)

 

Source: Communion Notre-Dame de l'Alliance

 

La Communion Notre-Dame de l'Alliance réunit des personnes engagées dans un mariage sacramentel et vivant seuls à la suite d'une séparation ou d'un divorce. Dans la foi au Christ et l'amitié fraternelle, ils suivent un chemin de fidélité, de pardon et d'espérance.

 

> "Un oui est un oui" - Témoignage de Vincent

> Divorce et miséricorde: témoignage d'une mère abandonnée

 

05/09/2014

Le Mariage et la Sainte Eucharistie dans Sacramentum Caritatis (2007)

EXHORTATION APOSTOLIQUE POST-SYNODALE
SACRAMENTUM CARITATIS
DU PAPE BENOÎT XVI
AUX ÉVÊQUES, AUX PRÊTRES, AUX DIACRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES ET AUX FIDÈLES LAÏCS
SUR L'EUCHARISTIE
SOURCE ET SOMMET DE LA VIE ET DE LA MISSION DE L'ÉGLISE

Introduction [1]

PREMIÈRE PARTIE EUCHARISTIE, MYSTÈRE À CROIRE

Sainte Trinité et Eucharistie

Eucharistie: Jésus véritable Agneau immolé

L'Esprit Saint et l'Eucharistie

Eucharistie et Église

Eucharistie et Sacrements

I. Eucharistie et initiation chrétienne

II. Eucharistie et sacrement de la Réconciliation

III. Eucharistie et Onction des malades [22]

IV. Eucharistie et sacrement de l'Ordre

V. Eucharistie et Mariage
Eucharistie, sacrement sponsal [27]
Eucharistie et unicité du mariage [28]
Eucharistie et indissolubilité du mariage [29]

 Eucharistie, sacrement sponsal

27. L'Eucharistie, sacrement de la charité, fait apparaître un rapport particulier avec l'amour entre l'homme et la femme, unis par le mariage. Approfondir ce lien est une nécessité propre à notre temps. Le Pape Jean-Paul II a eu plusieurs fois l'occasion d'affirmer le caractère sponsal de l'Eucharistie et son rapport particulier avec le Sacrement du Mariage: « L'Eucharistie est le sacrement de notre rédemption. C'est le sacrement de l'Époux, de l'Épouse ». Du reste, « toute la vie chrétienne porte le signe de l'amour sponsal du Christ et de l'Église. Déjà le Baptême, qui fait entrer dans le peuple de Dieu, est un mystère nuptial: c'est pour ainsi dire le bain de noces qui précède le banquet des noces, l'Eucharistie ». L'Eucharistie fortifie d'une manière inépuisable l'unité et l'amour indissoluble de tout mariage chrétien. En lui, en vertu du sacrement, le lien conjugal est intrinsèquement relié à l'unité eucharistique entre le Christ époux et l'Église épouse (cf. Ep 5, 31-32). Le consentement mutuel que mari et femme échangent dans le Christ, et qui fait d'eux une communauté de vie et d'amour, a lui aussi une dimension eucharistique. En effet, dans la théologie paulinienne, l'amour sponsal est le signe sacramentel de l'amour du Christ pour son Église, un amour qui a son point culminant dans la croix, expression de ses « noces » avec l'humanité et, en même temps, origine et centre de l'Eucharistie. Voilà pourquoi l'Église manifeste une proximité spirituelle particulière à tous ceux qui ont fondé leur famille sur le sacrement de Mariage. La famille – Église domestique – est une cellule primordiale de la vie de l'Église, en particulier pour son rôle décisif concernant l'éducation chrétienne des enfants. Dans ce contexte, le Synode a recommandé aussi de reconnaître la mission particulière de la femme dans la famille et dans la société, une mission qui doit être défendue, sauvegardée et promue. Son identité d'épouse et de mère constitue une réalité imprescriptible qui ne doit jamais être dévaluée.

Eucharistie et unicité du mariage

28. C'est précisément à la lumière de cette relation intrinsèque entre mariage, famille et Eucharistie qu'il est possible de considérer certains problèmes pastoraux. Le lien fidèle, indissoluble et exclusif qui unit le Christ et l'Église, et qui trouve son expression sacramentelle dans l'Eucharistie, est en relation avec le donné anthropologique originel par lequel l'homme doit être uni de manière définitive à une seule femme et réciproquement (cf. Gn 2, 24; Mt 19, 5). Sur cet arrière-fond de pensées, le Synode des Évêques a étudié le thème des pratiques pastorales concernant ceux qui entendent l'annonce de l'Évangile, provenant de cultures où se pratique la polygamie. Ceux qui se trouvent dans une telle situation et qui s'ouvrent à la foi chrétienne doivent être aidés pour intégrer leur projet humain dans la nouveauté radicale du Christ. Au cours du catéchuménat, le Christ les rejoint dans leur condition spécifique et il les appelle à la pleine vérité de l'amour, passant à travers les renoncements nécessaires, en vue de la communion ecclésiale parfaite. L'Église les accompagne par une pastorale pleine de douceur et en même temps de fermeté, en leur montrant surtout la lumière qui, venant des mystères chrétiens, se reflète sur la nature et sur les désirs humains.

Eucharistie et indissolubilité du mariage

29. Si l'Eucharistie exprime le caractère irréversible de l'amour de Dieu pour son Église dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de Mariage, l'indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu'aspirer. L'attention pastorale que le Synode a réservée aux situations douloureuses dans lesquelles se trouvent de nombreux fidèles qui, après avoir célébré le sacrement de Mariage, ont divorcé et contracté une nouvelle union, est donc plus que justifiée. Il s'agit d'un problème pastoral épineux et complexe, une vraie plaie du contexte social actuel, qui touche de manière croissante les milieux catholiques eux-mêmes. Par amour de la vérité, les Pasteurs sont obligés de bien discerner les diverses situations, pour aider spirituellement de la façon la plus appropriée les fidèles concernés. Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l'Église, fondée sur la Sainte Écriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l'union d'amour entre le Christ et l'Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l'Eucharistie. Toutefois, les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d'appartenir à l'Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu'ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l'écoute de la Parole de Dieu, par l'adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l'engagement dans l'éducation de leurs enfants.

Là où surgissent des doutes légitimes sur la validité du Mariage sacramentel qui a été contracté, il convient d'entreprendre ce qui est nécessaire pour en vérifier le bien-fondé. Il faut aussi s'assurer, dans le plein respect du droit canonique, de la présence sur le territoire de tribunaux ecclésiastiques, de leur caractère pastoral, de leur fonctionnement correct et rapide. (94) Il importe qu'il y ait, dans chaque diocèse, un nombre suffisant de personnes préparées pour le bon fonctionnement des tribunaux ecclésiastiques. Je rappelle que « c'est une obligation grave que le travail institutionnel de l'Église réalisé dans les tribunaux soit rendu toujours plus proche des fidèles ». Il est cependant nécessaire d'éviter de comprendre la préoccupation pastorale comme si elle était en opposition avec le droit. On doit plutôt partir du présupposé que le point fondamental de rencontre entre le droit et la pastorale est l'amour de la vérité: cette dernière en effet n'est jamais abstraite, mais « elle s'intègre dans l'itinéraire humain et chrétien de tout fidèle ». Enfin, là où la nullité du lien matrimonial n'est pas reconnue et où des conditions objectives rendent de fait la vie commune irréversible, l'Église encourage ces fidèles à s'engager à vivre leur relation selon les exigences de la Loi de Dieu, comme amis, comme frère et sœur; ils pourront ainsi s'approcher de la table eucharistique, avec les attentions prévues par la pratique éprouvée de l'Église. Un tel chemin, pour qu'il soit possible et qu'il porte du fruit, doit être soutenu par l'aide des pasteurs et par des initiatives ecclésiales appropriées, en évitant, dans tous les cas, de bénir ces relations, pour que ne surgissent pas chez les fidèles des confusions autour de la valeur du Mariage.

Vu la complexité du contexte culturel dans lequel vit l'Église dans beaucoup de pays, le Synode a aussi recommandé d'avoir le plus grand soin pastoral pour la formation des fiancés et pour la vérification attentive de leurs convictions concernant les engagements prescrits pour la validité du sacrement de Mariage. Un sérieux discernement à ce sujet pourra éviter que des élans émotifs ou des raisons superficielles conduisent les deux jeunes à assumer des responsabilités qu'ils ne sauront ensuite honorer. Le bien que l'Église et la société tout entière attendent du mariage et de la famille fondée sur lui est trop grand pour qu'on ne s'engage pas totalement dans ce domaine pastoral spécifique. Mariage et famille sont des institutions qui doivent être promues et garanties de toute équivoque possible quant à leur vérité, parce que tout dommage qui leur est causé constitue de fait une blessure pour la convivialité humaine comme telle.

Eucharistie et eschatologie

L'Eucharistie et la Vierge Marie [33]

 

DEUXIÈME PARTIE EUCHARISTIE, MYSTÈRE À CÉLÉBRER

La célébration eucharistique, œuvre du « Christus totus »

Ars celebrandi [38]

La structure de la célébration eucharistique [43]

Actuosa participatio [52]

Participation intériorisée à la célébration

Adoration et piété eucharistique

 

TROISIÈME PARTIE EUCHARISTIE, MYSTÈRE À VIVRE

Forme eucharistique de la vie chrétienne

Eucharistie, mystère à annoncer

Eucharistie, mystère à offrir au monde

Conclusion [94]

 

> Lire l'intégralité de l'Exhortation Apostolique

 

> Le démon ne supporte pas que les époux légitimes s'aiment, affirme un exorciste

> Actualités à propos du futur Synode sur la famille

 

03/09/2014

Les noms des 5 cardinaux auteurs du livre en défense du mariage sont maintenant connus

remaining1-197x300.jpgLe 30 juillet, nous rapportions ici la prochaine publication d'un livre en défense du Magistère traditionnel sur le mariage et la vie sacramentelle écrit par cinq cardinaux dont les noms n'étaient pas encore connus.

> Cinq éminents cardinaux préparent un livre en défense du Magistère traditionnel sur le mariage et la vie sacramentelle

Le 30 août, Father Zuhlsdorf a donné la liste des auteurs de ce livre sur WTDPRS (traduction : Espérance Nouvelle).

 

Puisque cela a été rendu public, je peux finalement révéler les noms des cinq cardinaux et des autres auteurs impliqués dans la rédaction du livre.

Cardinaux:

Cardinal Walter Brandmüller
Cardinal Raymond Leo Burke
Cardinal Carlo Caffarra
Cardinal Velasio De Paolis, C.S.,
Cardinal Gerhard Ludwig Müller

Autres auteurs:

Père Robert Dodaro, OSA
Père Paul Mankowski, S.J.
Professeur John M. Rist
Mgr Cyril Vasil, S.J.

Vous pouvez dès maintenant pré-commander ce livre avec une réduction de 25%

 

Cyril Vasil, Institut Pontifical Oriental, Congrégation pour les Eglises Orientales, oikonomia, droit canon, divorcés-remariés, jésuiteMgr Cyril Vasil S.J. est un Archevêque de l’Église catholique orientale, titulaire de Ptolemais en Lybie (in partibus) et Secrétaire de la Congrégation pour les Églises orientales, l'une des neuf congrégations de la Curie romaine. En mai 2007, ce jésuite devint le premier membre de l’Église catholique de rite byzantin à être élu recteur de l'Institut Pontifical Oriental, après y avoir été depuis 2002 doyen de la Faculté de Droit Canon Oriental.

Il a également été professeur à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome, expert pour l'Assemblée Générale du Synode des Évêques sur l'Eucharistie tenue en 2005, ainsi que Consulteur du Conseil Pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et pour la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a été créé cardinal par le Pape François le 22 février 2014.

Tous les cardinaux de l’Église, au moment de recevoir la barrette rouge qui est le signe de la dignité cardinalice, ont entendu de la bouche du Pape les paroles suivantes:

« Ad laudem omnipotentis Dei et Apostolicæ Sedis ornamentum, accipite biretum rubrum, Cardinalatus dignitatis insigne, per quod significatur usque ad sanguinis effusionem pro incremento christianæ fidei, pace et quiete populi Dei, libertate et diffusione Sanctæ Romanæ Ecclesiæ vos ipsos intrepidos exhibere debere. »

Debere. Un devoir qui devient toujours plus difficile lorsqu'arrive l'heure de s'en acquitter réellement. Nous attendons que s'élèvent les voix des Cardinaux Cipriani, Monsengwo, Ouellet, Collins, et de beaucoup d'autres, pour qu'à l'heure de rendre compte des talents et responsabilités reçues, aucun n'ait à regretter d'être resté à la traîne.

 

30/07/2014

Cinq éminents Cardinaux préparent un livre en défense du Magistère traditionnel sur le mariage et la vie sacramentelle: soutenez le projet

Fr. Zuhlsdorf | WDTPRS | 29 juillet 2014| Traduction: Espérance Nouvelle

remaining1-197x300.jpgUn livre de grande importance est en train de voir le jour. Il est disponible en PRÉ-COMMANDE avec une réduction substantielle. Il sera publié en octobre 2014, peu avant le prochain Synode des Évêques sur la famille.

 

Le livre, intitulé "Demeurer dans la Vérité du Christ", sera publié en plusieurs langues et puisera abondamment aux sources premières du christianisme. "J'en connais un rayon sur ce livre. Les cinq Cardinaux mentionnés dans la présentation vous plairont, lorsque leurs noms seront révélés", assure Father Zuhlsdorf.

 

Votre tâche est de pré-commander ce livre maintenant. Il faut s'assurer que l'éditeur, Ignatius, reçoive un signal encourageant de sorte que le livre soit abondamment imprimé et connaisse une très large diffusion.     CLIQUEZ ICI

 

Voici la présentation du livre:

Dans ce volume, cinq Cardinaux de l’Église et quatre autres universitaires répondent à l'appel lancé par le Cardinal Walter Kasper pour que l’Église 'harmonise' "la fidélité et la miséricorde dans sa pratique pastorale envers les personnes civilement divorcées et remariées".

Après une brève introduction, la première partie du livre est consacrée aux textes bibliques relatifs au divorce et au remariage, et la seconde partie est une étude de l'enseignement et de la pratique de l’Église primitive. Dans aucun de ces deux domaines, biblique ou patristique, ces universitaires ne trouvent des éléments en faveur du type de "tolérance" prônée par le Cardinal Kasper pour les remariages civils suite à un divorce. Ce livre examine également la pratique orientale orthodoxe de l'oikonomia (comprise comme une "miséricorde" impliquant une "tolérance") pour des cas de remariage après un divorce et dans le contexte de la question épineuse de la Communion eucharistique. Il retrace l'histoire multiséculaire de la résistance catholique à cette convention, révélant de sérieuses difficultés théologiques et canoniques inhérentes à la pratique passée et actuelle de l’Église orthodoxe.

Ainsi donc, dans la seconde partie du livre, les auteurs argumentent en faveur du maintien du principe théologique et canonique du lien intrinsèque entre la doctrine catholique traditionnelle et la discipline sacramentelle concernant le mariage et la communion.

Les diverses études de ce livre conduisent à la conclusion que la fidélité éprouvée de l’Église à la vérité du mariage constitue la fondation irrévocable de sa réponse miséricordieuse et aimante à l'individu qui est civilement divorcé et remarié. Le livre conteste par conséquent le postulat selon lequel la doctrine catholique traditionnelle et la pratique pastorale contemporaine seraient en contradiction.

" Le rôle du ministère apostolique est d'assurer la permanence de l'Eglise dans la vérité du Christ et de l'y insérer toujours plus profondément. Aussi les Pasteurs doivent-ils promouvoir le sens de la foi chez tous les fidèles, examiner et juger d'une manière autorisée l'authenticité de ses expressions, et former les fidèles à un discernement évangélique toujours plus réfléchi. "

Saint Jean-Paul II, Familiaris Consortio

 

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04/07/2014

Synode sur la famille: d'après l'enquête du Vatican, la grande majorité des catholiques ne croient plus en l'Amour

Synode sur la famille, Pape François, divorcés, remariés, Kasper, Marx, enquête

Source: Alternatives Economiques - Hors-série poche n°48 - mars 2011 - "La richesse autrement" - p.96

Commentaire d'Espérance Nouvelle:

Si l'Église catholique continue de s'obstiner à parler constamment d'Amour, et même de fidélité ce qui est le comble, elle court le risque de vivre complètement déconnectée de la réalité du monde moderne dans lequel elle vit, un monde qui par le génie indépassable de sa rationalité parfaite, a compris que le sens ultime de la vie est de maximiser son plaisir individuel en tant que sujet autonome et acteur compétent du progrès.

Les Évêques vont-ils assumer la différence chrétienne ou bien se plier aux caprices instables et illimités de l'opinion dominante ?

30/06/2014

Stromae aux Pères synodaux: l'amour c'est pour la vie, jusqu'à la mort

 

"Je l'aime à mort, mais pour la vie", chante le Belge Stromae.

 

Qui a dit que Stromae essayait de passer pour le nouveau Jacques Brel ?